Les vitrines d'élevage sont en marche

Le Service Civique du Sénégal nouveau partenaire d'ICVolontaires
Irene Amodei
18 octobre 2007

Le 21 septembre 2007, à l'occasion d'une table ronde organisée au Centre International de Conférences de Genève (CICG), ICVolontaires a signé un important accord de  partenariat avec le Service Civique National du Sénégal (SCN). Pour emprunter les mots utilisés, en cette occasion, par Souleymane Diamé Guéye, Administrateur du Programme, "le SCN est une structure qui dépend du Ministère de la Jeunesse et de l'Emploi, et qui est chargée de la promotion de civisme et de la citoyenneté parmi les jeunes, mais également de la promotion du volontariat."

Le SCN est une alternative au service militaire, qui donne la possibilité de s'engager dans différents domaines comme l'environnement, la santé, l'alphabétisation et la solidarité numérique. Il s'occupe de jeunes entre 18 et 35 ans, scolarisés ou universitaires, pour les mobiliser "dans les oeuvres de construction nationale." Depuis 2003, comme l'a rappelé Monsieur Guéye, "le SCN a lancé le programme des 'Volontaires de l'Agriculture', qui vise à recruter et former les jeunes du monde rural (10 à 15 par village) aux techniques de l'agriculture et de l'élevage moderne."

La formation théorique et pratique des volontaires dure trois semaines, en internat. A l'issue de cette formation, les volontaires retournent dans leurs villages, prêts à exploiter, pendant deux ans, les terres mises à leur disposition par la collectivité. De 2003, le SCN a formé un total de 1054 volontaires et a créé 75 fermes agricoles dans tous les départements, mais essentiellement dans les villages les plus reculés.

La collaboration avec ICVolontaires a commencé en 2006 dans le cadre de l'étude du projet Vitrine et Système d'Information dans la région du Sahel.

"Le sens de ce partenariat", a expliqué Viola Krebs, Directrice exécutive d'ICVolontaires, avant la signature de l'accord "est de valoriser le travail important qui se fait à travers et au sein du SCN en utilisant, notamment, les volontaires de l'agriculture comme relais de terrain pour la mise en place de ce que nous appelons les vitrines d'élevage."

Ces "vitrines", alimentées et, au même temps, exploitées par les éleveurs et les autres acteurs de la filière, aideront dans la diffusion et la vulgarisation d'informations épidémiologiques, météorologiques, environnementales et socio-économiques, en sensibilisant les populations plus vulnérables à une gestion durable et responsable du pastoralisme, en valorisant l'utilisation et la commercialisation des produits de l'élevage et, à long terme, en réduisant la vulnérabilité des communautés rurales.

"En Afrique, l'information doit devenir un enjeu principal pour le développement", précise Djibrill Fall chercheur et initiateur du projet. "Pas seulement une information diffusée de haut en bas, mais une information de base, qui puisse circuler à  tous les niveaux. L'idée est de créer un réseau qui connecte les praticiens du développement avec des organismes qui leur donnent (ou qui simplement échangent avec eux) des informations utiles pour le traitement d'eau-sanitaire, la pluviométrie, l'évolution du marché."

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